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Carol Sklenicka analyse l’oeuvre de Raymond Carver qu’elle mêle à sa vie avec une chronologie rigoureuse .
Enfant, il préfère la pêche à l’école, la bibliothèque dont il sort "des livres plein les poches". La littérature est une extension de lui même, l’écriture comme inscrite dans son code génétique. Il travaille avec une persévérance et une confiance en soi qui ne l’ont jamais quitté. Soutenu dès l’enfance par des parents aimants, plus tard par Maryann, sa première femme. Sans faille elle a toujours cru que le talent de Ray serait reconnu. Ils ont vécu dans la précarité, déménagé dans l’urgence pour fuir les créanciers. Elle est toujours là pour faire bouillir la marmite.Ils deviendront alcooliques tous les deux mais c’est elle qui s’en sortira en premier. Ils ont deux enfants. "Quand nos enfants sont nés, nous n’étions même pas adultes..." écrit-il.
Admiratif de Tchekhov il retiendra de son maître "qu’il n’est pas nécessaire d’écrire sur des gens extraordinaires qui ont accompli des exploits mémorables". Dans ses nouvelles il met en scène des gens de la classe moyenne, de son entourage, de sa famille voire lui-même.
Au fur et à mesure de la lecture se profile un personnage pas toujours sympathique mais attachant.
En lisant les nouvelles de Raymond Carver "qu’est-ce que vous voulez voir" j’ai repensé à cette excellente biographie qui m’avait permis de découvrir sa vie, son oeuvre. Car L’unique matière de ses écrits (poèmes et nouvelles) repose sur son vécu.
Brigitte.