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La calligraphie : un art visuel de haut niveau.

Vous qui lisez ce billet, voici un policier qui devrait vous plaire car l’auteur nous introduit dans un univers qui vous est familier : les livres.

Un collectionneur de livres anciens, rares, dédicacés, ou de lettres d’écrivains célèbres, ne palpite pas en lisant le contenu de ses trouvailles mais frémit à l’idée de posséder un exemplaire d’auteurs qui, en chair et en os, ont touché, ont imprégné de leur ADN l’objet de leur convoitise. Le faussaire en calligraphie, dont l’unique but est de gagner de l’argent, permet ce vertige aux intéressés via des bouquinistes expérimentés mais, eux-aussi, bluffés parfois. Bien sûr, des spécialistes ultra-pointilleux, dont des faussaires reconvertis, traquent les contrefaçons et brouillent le marché de cet art d’initiés, très fermé.

« Adam Diehl, collectionneur de livres rares, a été agressé et mutilé à mort dans sa maison. On ne retrouvera jamais ses mains. Son beau-frère, le narrateur, est conscient du symbole : faussaire de grand talent, il s’est fait pincer il y a quelques mois. Les mains, c’est tout pour qui veut imiter à la perfection l’écriture de William Faulkner. Ou reconstituer une correspondance de Conan Doyle inexistante… Entre en scène un autre collectionneur et c’est la panique dans le foyer douillet de notre narrateur. Un duel démoniaque et subtil s’engage entre les deux hommes sur leur terrain favori : le milieu très fermé de la bibliophilie. »

Approchez la rivière polluée des faussaires littéraires, vous vous en éloignerez abasourdis !

Une vraie perle noire.