boulouque9La fragilité de la réalité.

« 1964. Dublin. Mel Ferrer, le mari d'Audrey Hepburn, organise une rencontre entre la jeune femme et celui qu'elle n'a pas vu depuis près de trente ans, Joseph, son père, qui avait abandonné sa famille pour mieux embrasser ses idéologies fascistes et dont la trace s'est perdue dans le fracas de la seconde guerre mondiale. »

La quête du père a façonné l’intériorité de cette icône hollywoodienne, (son image envahit encore la 5è avenue à New York), et paradoxalement, elle a enchanté le monde avec cette fêlure au fond d’elle-même.

Le clavier d’ordinateur de Clémence Boulouque rivalise d’élégance et d’adresse avec les aiguilles des dentellières du point d’Alençon* : cet ouvrage est une merveille d’écriture par sa finesse de fond, son travail sur les mots, sophistiqué mais sensoriel, instinctif, donc accessible.

Le livre resplendit autour de cette phrase : « Cachée en chacun de nous, il existe une personne secrète, souvent inconnue même à nous-même. La force des circonstances peut nous mener à ce point précis où ce tempérament intérieur prend l’ascendant et change le cours de nos vies ».

Un moment de lumière. 

 mjo  

*la reine de la dentelle, la plus fine du monde. Il faut 7 h pour tisser 1 cm2.

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