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Lauréat 2016 du prix de la page 111,  le plus absurde des prix littéraires.

Gaby Aspinall, célibataire cynique, est acheteur pour une multinationale en cours de rachat par des Américains. Il déteste ses congénères, et rien ne trouve grâce à ses yeux. Sa carapace caustique cache pourtant des failles profondes. Mais il se montrera aussi amoral que l'entreprise qui l'emploie.

Un aperçu de la page 111 (accrochez-vous...) :

«  … Et puis elle était là, comme une pute, son cul posé sur un capot, avec sa clope en travers et sa mini-jupe en travers aussi…. Elle avait l’arrogance d’être là et j’étais incapable de faire ce que je m’étais juré de faire : lui en foutre plein la gueule, lui demander des comptes….. »

Des vulgarités à toutes les pages, oui mais ce livre se lit d’une traite avec un plaisir non dissimulé.

Le rythme est bon, l’imaginaire fécond. Des averses de vérités sur le monde de l’entreprise en France*, la solitude malgré Facebook et Meetic, font de ce roman une originalité détonante.

* « Les marchés, tout ça, c’était plus qu’une piscine à requins et, si tu n’es pas productif, t’es une sardine. On te bouffe. »

Violette en parle mieux que moi et c’est grâce à son billet que j’ai découvert cet auteur.

Vive la blogosphère littéraire !