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Roman historique

On est en 1508 (et non en 1598 comme indiqué au dos du livre)

Aurélio, un jeune homme, d'une beauté rare, quitte la ferme de ses parents pour se rendre à Rome.

En effet, depuis qu'il a vu la statue de l'Ange dans la cathédrale de Bologne, il n'a qu''une idée en tête : travailler avec ce grand maître qu'est Michel Ange.

A Rome quand il le rencontre et l'embauche, celui-ci est troublé par sa beauté.

Mais voilà que le pape Jules II annule la réalisation de son mausolée que Michel-Ange rêvait d'éxécuter, d'ailleurs il avait déjà choisi le marbre. Il est très déçu quand le pape lui demande de repeindre le plafond de la chapelle sixtine : Michel-Ange est sculpteur et non peintre.

Michel-Ange se résigne à peindre le plafond mais est déterminé à faire ce qu'il veut.

Jules II voulait 12 apôtres, Michel-Ange réalise plus de 300 personnages.

Aurélio va servir de modèle. En le voyant Jules II n'avait-il pas déclaré qu'il était «une source d'inspiration »

Il va ainsi assister aux tourments de son maître : une personnalité complexe, colérique, perfectionniste , qui ne supporte pas la médiocrité .

Il est le favori des apprentis, ce qui va provoquer quelques jalousies.

Il faut dire qu'au Vatican c'est aussi la guerre entre les artistes concurrents ( Bramante, Raphaël )

Les travaux commencent et le lecteur est pris dans cette formidable et titanesque aventure qui va durer 4 ans et apprendre une multitude de détails sur les journées de travail, la préparation des enduits, les techniques , les couleurs et les difficultés rencontrées.

La première moitié achevée, le plafond est ouvert aux visiteurs, la foule est fascinée et le pape dit « cette ville, l'Italie tout entière vous est grandement redevable »

Cependant Bramante attise le pape pour que la seconde moitié soit réalisée par son protégé Rahaël ; on est encore témoin des luttes d'influence terribles par d'autres artistes prêts à tout pour surpasser le maestro.

Mais la fresque terminée, Jules II tombe à genoux et éclate en sanglots d'émotion, Michel-Ange aura su créer, entre jalousie et luttes de pouvoir, le plus gand chef d'oeuvre de la Renaissance.

Chef-d'oeuvre aussi ce récit au style très fluide, le lecteur suit le quotidien de ce génie et apprend sur l'ambiance de Rome du début XVIème, ville décadente aux odeurs nauséabondes où règnent  corruption , complots,  meurtres.

Beaucoup de plaisir, beaucoup de culture, un réel coup de coeur ; mon souvenir du plafond de la chapelle sixtine en devient encore plus fabuleux.

Elise