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Eclair d’intensité.
« Le surnaturel est mon naturel. » (p 208)

 « Folle ? Possédée ? Certains le diront…. Sainte Thérèse devient, sous la plume d’Alicia Dujovne Ortiz, une héroïne superbe et inattendue. »

De la p r e m i è r e  à  la d e r n i è r e  ligne (365 p), j’ai été encordée à ce monologue, même si les mots de 1515 ne veulent pas toujours dire la même chose qu’aujourd’hui. C’est vivant, drôle, instructif. Teresa, la carmélite déchaussée, féministe, sensuelle, amoureuse, fascine le lecteur par son génie féminin et sa spiritualité religieuse.

Extrait de Wikipedia :
Au sommet de sa vie mystique, Thérèse raconte avoir vécu l'expérience de la transverbération.
« Je voyais dans ses mains une lame d'or, et au bout, il semblait y avoir une flamme. Il me semblait l'enfoncer plusieurs fois dans mon cœur et atteindre mes entrailles : lorsqu'il le retirait, il me semblait les emporter avec lui, et me laissait toute embrasée d'un grand amour de Dieu ».

 En 1652, Le Bernin réalisera une sculpture de L'Extase de sainte Thérèse dans la chapelle Cornaro de Santa Maria della Vittoria à Rome, commémorant cet événement.

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Le neurologue Gilles Huberfeld, spécialiste en épileptologie, est d'avis que les extases de sainte Thérèse d'Avila s'apparentaient en réalité à des crises épileptiques impliquant le lobe temporal droit.

Cependant, cette hypothèse n'explique pas la blessure observée au cœur lors de son autopsie (réalisée selon les procédures médicales en vigueur au XVIe siècle) à la suite de son décès.

P 356, au seuil de la mort, à l’heure du bilan, elle dit : « entre fonder, organiser, filer, coudre, cuisiner, broder, tramer, comploter, négocier, argumenter, commander, danser, chanter mal, planter, arroser, récolter, me flageller, me quereller, voyager, écrire, prier, contempler et jouir de Dieu, quel temps m’est-il resté ? ».

A découvrir en lisant ce livre fabuleux !

Un émerveillement.

mjo