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Silence, solitude et lucioles.

"Réfugié dans un hameau abandonné et désert tandis qu'une tempête annoncée tarde à venir, le narrateur perçoit chaque soir une petite lumière dont il décide d'aller chercher la source. Au terme d'un voyage dans une forêt animée, il découvre une petite maison où vit un enfant. Une relation s'ébauche entre les deux personnages."

Immédiatement captivant, et de plus en plus déroutant, le lecteur passe dans un ailleurs insensé, au bord d’un précipice métaphysique.

Le narrateur observe la nature, qui reprend ses droits envahissants, les lucioles, les hirondelles ; il parle aux animaux, qui ne lui répondent pas. Il rencontre un garçon, rasé, en culottes courtes, qui fait ses devoirs, à manger, la lessive, du feu et qui vit seul.

A la lisière du fantastique, il est difficile de parler de ce court roman sans dévoiler les mystères qui apparaissent à chaque page.

Langue simple, magnifique, avec des accents parfois inquiétants, parfois merveilleux, propres aux contes. 

D’une imagination puissante et délicate, Antonio Moresco, dans cette histoire, 

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nous approche soit de la folie, soit de l’inconscient et la fin m’a coupée en deux, si bien que jamais je n’oublierai ce livre que l’auteur présente comme « une petite météorite qui s’est détachée de Chants du chaos (un précédent roman), cette histoire est une petite lune qui s’est détachée de la masse encore en fusion de mon prochain roman. »

Surprenant.

mjo

mort, nature, isolement, sens de la vie