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Une re-naissance inédite.

4e de couverture :

« Pour la première fois, en 2013, m'a été révélé le sens de mon prénom d’origine : Laurence ; qui signifie « l’or en soi » dans la langue des oiseaux. Prénom dont je décide de signer mes livres à venir. A quoi m’aura servi ce prénom de Lorette que j’ai porté tant d’années, sans pourtant qu’il fût mien ?

Maintenant je m’appelle Laurence. C’est mon prénom d’origine. J’ai réussi à ne pas l’égarer. J’ai tout perdu, mais j’ai retrouvé mon prénom » L N

P 34 : Se séparer de la mère. Du père. En retrouvant mon nom, mon amour, j’ai trouvé mon courage. De faire face à la perte. Celle de la mère. Car le père, depuis longtemps déjà, je n’y croyais plus.

A sa naissance, en 1968, « ma mère voulait me prénommer Lorène (« l’eau reine »). Le fonctionnaire de la mairie a refusé. Il trouvait cela trop original. Mon père choisit Laurence (« l’eau rance »)…. Ma famille puis le monde me prénommeront Lorette. »

Dans un premier roman « la démangeaison » l’écrivaine a décrit son calvaire d’enfant non voulue. (voir message précédent).

« Lorette » : un récit bouleversant qui fait frissonner. Le style, toujours très travaillé et de haute voltige, nous donne le vertige.

L’ultime tentative de nouer un dialogue avec sa mère, à travers une lettre, fait chavirer le lecteur car l’écrivaine a puisé dans ses nappes phréatiques de douleurs.

Laurence N. est mère de deux enfants et les pages sur l’arrachement de sa fille qui s’envole au Canada parlent à toutes les mères « éventrées et éblouies sur le rivage » quand l’enfant quitte le nid.

Laurence Nobécourt va très bien aujourd’hui et elle s’offre « permission, protection et puissance » par l’écriture.

Un fort moment d’analyse psychologique.

mjo