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Histoire d’amour impossible.
«Emmanuel et Sakineh viennent tous deux du Tchad. Elle est musulmane, issue d’une famille de haut rang. Lui est un étudiant pauvre, un doux rêveur qui a troqué la foi chrétienne de sa mère pour le Petit livre rouge.

Ils se rencontrent au Caire et c’est comme s’ils n’avaient vécu que pour ce moment-là. Leur amour impossible empruntera dès lors toutes les routes de l’exil, de l’injustice – notamment celle faite aux femmes – mais aussi de la foi en l’autre.»

Sur un fond d’oppression de la femme, du racisme en Afrique, des turpitudes de l’exil et de dénonciation de la dictature au Tchad, Thomas Dietrich (25 ans) raconte une histoire d’amour impossible dans une jolie langue subtilement aristocratique, avec des frémissements d’humour au début de la 2e partie, à se pâmer. Enlacée par l’éloquence et le travail sur les mots de l’auteur, je n’ai pu lâcher les enfants de Toumaï qu’à la dernière ligne (278 p), sans interruption de lecture.

L’écriture est tellement riche que j’aspire à souffler un peu, en lisant un prochain roman aux phrases plus sobres.

Quel talent jeune homme !

mjo