Fumet de lectures

12 août 2019

Street Art – poésie urbaine de Sophie Pujas

pujas

B e a u l ivre.

« Le street art offre un pas de côté, une subversion du regard sur les lieux familiers ». Sophie Pujas nous montre son herbier de 21 portraits d’artistes, des scénographes du quotidien qui ont la « légèreté et l’humour comme mode d’expression privilégié ».

De loin, c’est Oakoak que je préfère (Couverture : Spiderman, Saint-Etienne, 2002)

 

 

 

 

 

 

 

 

Ci-dessous 3 de ses nombreuses oeuvres :

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à lire, à relire, à contempler, à offrir.

Superbe.

 

 

 

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04 août 2019

Nous étions les hommes de Gilles Legardinier

legardinierBras de fer contre la démence.

Le docteur Kinross et son associée, Jenni, chimiste, sont sur le point de déposer un brevet qui  donnera l’une des clefs d’un mal qui ronge de nombreux sujets : la maladie d’Alzheimer. Un article du docteur publié dans « The Lancet » attire le regard dans le monde entier, dont certains requins puissants de la finance qui vont vouloir s’approprier leur découverte car l’enjeu est de taille.

Débute un thriller médical à grande vitesse qui m’a captivée.

Il y aura beaucoup de sang et de morts mais en toile de fond, il y a surtout ce docteur qui passe ses journées à écouter les patients, dont les propos incohérents en disent long sur leur horizon mental qui se raccourcit de jour en jour, avant le basculement définitif. Il nous livre des pistes d’explication, troublantes et effrayantes.

« Vous n’imaginez pas ce que les larmes révèlent d’un être. »

Inoubliable. (j’espère…)

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01 août 2019

Une vie entière de Robert Seethaler

seethalerUn retour sur le temps perdu.

L’auteur dessine, sans ornements, le portrait saisissant d’un homme de peu qui a construit sa vie tout seul. Orphelin à l’âge de quatre ans, placé chez une brute dont les coups l’ont rendu boiteux, il se regarde dans le miroir au soir de sa vie et déclare

« Comme tous les êtres humains, il avait, lui aussi, nourri en son for intérieur, pendant sa vie, des idées et des rêves. Il en avait assouvi certains, d’autres lui avait été offerts. Beaucoup de choses étaient restées inaccessibles ou lui avaient été arrachées à peine obtenues. Mais il était toujours là»

Ce « Mais » est la clé de ce roman et donne raison à André Malraux qui a dit que

« La vie ne vaut rien mais rien ne vaut la vie »

De l’or pur.

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23 juillet 2019

La Perle et la Coquille de Nadia Hashimi

 

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Shekiba et Rahima ont eu le malheur de naître femmes dans cet Afghanistan soumis aux règles du Coran, et même au-delà, selon le bon vouloir des hommes.
Dès leur naissance, elles n’appartiennent pas vraiment à leurs parents, elles seront revendues ou échangées à leur mariage. Soumises à leurs maris, à leurs belles–mères, à leurs concubines, elles connaitront les violences et les malhonnêtetés qui règnent au sein de ses familles.
Si la vie est difficile, c’est Allah qui l’a voulu et il suffit de le laisser arranger les choses, se résigner à leur sort de femmes esclaves.
Shekiba et Rahima sont les modèles de toutes ses femmes opprimées, qui veulent gagner leur autonomie et trouver une échappatoire. L’éducation est un moyen de ne pas rester dans l’ignorance. 
Mais, comment se rendre à l’école quand, dans ce pays archaïque, les filles ne sont pas libres de leurs mouvements.
Parfois il ne reste que la chance de mettre au monde un garçon et ainsi d’adoucir son existence, d’obtenir un peu de respect. Ou alors la fugue et l’espoir de trouver un refuge digne de ce nom.

Il leur en faut du courage dans ce pays d’hommes sans cœur pour oser faire un pas vers la liberté, quand on sait que le moindre faux pas est puni de lapidation, de coups de fouet, de brutalités.
Entre le moment où Shekiba entend le discours du roi Amanullah déclarant que le tchador n’est pas imposé par l’Islam, et le mariage de sa descendante, rien n’a changé. Au contraire, les Talibans et les chefs de guerre imposent leurs lois. Les femmes se voilent sous leur burqa et se taisent.
Qui sont ces monstres qui se prennent pour des maîtres, qui ne voient pas que les femmes sont des perles et qu’elles doivent sortir de leurs coquilles, respirer enfin à l’air libre, VIVRE. Pourquoi ne pensent-ils pas de manière humaine ? Leur monde n’en serait que meilleur, et Allah serait sans doute soulagé ! 

Un pavé de 567 pages que j'ai lu en quelques jours tant le sujet est intéressant et l'histoire passionnante. De plus les femmes (Shébika, Rahima, et la tante Kala Shaïma) sont très attachantes.

Elise

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22 juillet 2019

L’humanité en péril de Fred Vargas

humanité-en-périlL’état du monde.

Essai sur « l’avenir du monde vivant » : un sujet grave et préoccupant vu par une autrice que j’aime bien.

Malheureusement, au bout d’une dizaine de pages, j’avais la tête comme une citrouille, remplie de chiffres, de sigles, de termes techniques et de rapports.

Déçue, j’ai préparé mon départ en vacances, imminent.

juin

 

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14 juillet 2019

Nanofictions de Patrick Baud

Nanofictions

« La valeur n’attend pas le nombre des caractères. » (B. Werber en préface)

Un défi littéraire : raconter 150 histoires complètes en 6 phrases maximum.

Se lit en 1 heure mais incite à maintes relectures car les nouvelles subjuguent par leur perfection technique et leurs messages parfois très drôles.

Un seul extrait :

baud

Réussi.

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11 juillet 2019

La petite fille qui en savait trop de Peter May

La-petite-fille-qui-en-savait-trop

Un roman policier qui remplit toutes les cases pour une lecture, pied au plancher : 

 may

« L’égoïsme, l’essence de l’existence « ?

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08 juillet 2019

Peine perdue de Kent

kentQuête de renouveau.

Vincent, musicien, apprend le décès accidentel de sa femme, Karen, connue dans le monde entier pour ses créations d’art urbain. Il demeure de marbre à cette nouvelle et met cet état sur le compte d’un lent désamour de sa part.

Le lecteur suit alors le chemin d’un homme archi blasé qui se cherche une nouvelle vie mais à 50 ans il découvre que la société ne l’attend plus comme à 20 ans. L’agilité de ses pensées, quoique déprimantes, m’a beaucoup plu. Je reproche un rythme d’écriture un peu faible mais compensé par de belles métaphores, dont je raffole.

Puis coup de théâtre : La visite de la voisine confirme que  l’on ne pourra jamais prétendre connaître nos proches et une découverte dans les coussins du canapé révèlera l'innommable. Parfois, seule la mort rend visible des vérités mais il est trop tard.

Réaliste.

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22 juin 2019

Popcorn Melody d’Emilie de Turckheim

Popcorn-MelodyUne résistance fabuleuse à la modernité.

Tom Elliott est le propriétaire de l'unique supérette de Shellawick, petite ville du Midwest où le chômage et l'alcoolisme font des ravages. Seule l'usine de pop-corn permet à la région de survivre. Un jour, un immense supermarché décide de s'implanter face au magasin de Tom. Est-ce la catastrophe annoncée pour lui ?

Non la modernité n’effraie pas Tom car les sentiments restent inchangés depuis la nuit des temps.

Il va nous persuader en déplaçant des montagnes grâce à ses haïkus que le bonheur se conjugue en 3 temps, des plus simples, – sa trilogie du bonheur est très belle -. Il sait que remplir des caddies dans un supermarché, certes climatisé, ne peut satisfaire à long terme ses anciens clients car il y est impossible de vider son sac. Lisez cette histoire, vous adorerez.

J’ai lu ce roman pétulant d’imagination et d’humanité avec un plaisir sans mélange.

 coupcoeur1

 

* « Un certain niveau de manque est une bénédiction. Voilà ce qui manquait à mes clients : un certain niveau de manque. »

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20 juin 2019

Un appel désespéré.

avril

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