Fumet de lectures

31 janvier 2023

8e anniversaire - Invitation thé littéraire

Aux abonné(e)s du blog Fumet de Lectures,

Vous qui lisez ce billet d’anniversaire du banquet-des-mots via Canalblog, je vous invite à un thé littéraire,

thélittéraire où nous évoquerons nos lectures 

- le mercredi 8 mars 2023

- de 14 h 30 à 15 h 30

A cette occasion, je vous ferai déguster mon thé vert japonais préféré, le GYOKURO "KATSURA" de chez Lupicia, Paris.

Dans un premier temps, si a priori cela vous tente, répondez-moi vite ,avant le 8 février, pour que je m'organise

-           en laissant un commentaire ci-dessous

-          ou

-          en me contactant, à l’adresse ci-dessus IMG_E3447

 et je vous donnerai de plus amples détails en mode privé.

 Au plaisir de se voir, ou de se revoir,

 Marie-José D.

 

Information sur la fréquentation du blog :

Billets

-          avec le plus de trafic : "Le ciel de la chapelle Sixtine" du 16/02/2017 et "Consolation" du 23/03/2022

-          La requête la plus populaire : bague Sylvain Tesson (message du 22/04/2020)

 

 

 

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28 janvier 2023

Blanc de Sylvain Tesson

Blanc

« Avancer c’est vivre »

Récit de sa traversée des Alpes à ski avec deux amis : Rien que de la neige, mais pas que…

A Arnaud Viviant, chroniqueur littéraire, qui estime que Blanc est un livre de droite et que Sylvain Tesson serait le nouveau Jean d’Ormesson de la littérature française, Frédéric Beigbeder lui répond qu’il attribue le succès des livres de Sylvain Tesson à sa capacité de nous faire voyager par procuration dans des conditions extrêmes. Moi, la flemmarde qui ai du mal à bouger mes fesses, je me délecte à lire ce que vit S.T vit à ma place.

« S’engouffrer dans le blanc » convoque tous les sens mais à quel prix ? Les risques de chutes, le froid, le vent, le brouillard et, au sommet des dangers, l’avalanche, forcent l’admiration à l'égard de ces alpinistes qui, chaque matin à l’aube, chaussent les skis pour 8 à 9 h d’efforts continus.

Sylvain Tesson égraine son récit de références littéraires et de réflexions qui me ravissent : sa définition

-          de la richesse : « Quelqu’un nous attend quelque part » 

-          du luxe : « la cessation de l’effort »

-          se tirer de l’ennui : « la fuite » car « le mouvement résout tout et hypnotise l’esprit »

-          du Blanc : « il absout tout »

Hypnotisant.

 

 

 

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19 janvier 2023

Le restaurant de l'amour retrouvé de Ito Ogawa

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 Foncièrement optimiste et placé sous le signe de la bonne humeur, ce livre est un délice aussi bien culinaire, gustatif que littéraire.

 

Tous les ingrédients japonais sont là : la cuisine, la nature et le partage. Un livre lumineux.

Fabienne

14 janvier 2023

Idaho d’Emily Ruskovich

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L’invisible palpable.

Que conclure de ce premier roman, magnifique ouvrage qui a reçu de nombreux prix littéraires prestigieux, parmi lesquels le prix littéraire de la PNBA (Pacific Northwest Booksellers Association) et le prix littéraire de Dublin, qui récompense la meilleure œuvre littéraire anglophone de l'année ?

Les éditions Gallmeister en l’annonçant TROUBLANT – OBSEDANT  ET SUPERBEMENT ECRIT traduisent mon ressenti.

Wade, marié, 2 petites filles, habite dans une montagne perdue de l’Idaho ; toutes les 3 lui sont arrachées à la suite d’un événement que je ne peux pas évoquer car le roman ne m’y autorise pas. Il divorce puis se remarie avec sa professeur de piano, Ann, qui va découvrir que Wade, à la cinquantaine, est atteint de démence précoce, comme son père et son grand-père avant lui. Ann a connu l'une de ses petites filles et elle veut reconstituer ce qui est arrivé un soir d’août 1995, seule, puisque son mari perd la mémoire.

Sur un chemin tortueux, imprévisible et avec la voix particulière d’Emily Ruskovich, le lecteur, baigné dans une « démence d’odeurs » ("Le trottoir sent la pluie bien qu’il n’ait pas encore plu" !!), de brises, de parfums et de senteurs, lit un second roman entre les lignes, le sien propre avec son imagination et sa connaissance des rapports humains, complexes.

Marginal.

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08 janvier 2023

Le Tableau du peintre juif de Benoît Séverac

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Année 2023 : premier coup de cœur.

Bien écrits, mais devenus trop bavards, j’ai arrêté en plein milieu de ma lecture deux romans, coup sur coup, « Yoga » et « la Treizième heure », chez P.O.L.

J’ai donc changé de crémerie, ai choisi d’aller voir du côté de l’éditeur La Manufacture des livres et avec Benoît Séverac, j’ai trouvé chaussure à mon pied car son roman m’a scotchée une journée entière à mon fauteuil.

En effet, Stéphane, le narrateur, veut prouver aux experts de Yad Vashem*, que son grand-père, résistant, n’a pas volé le tableau qu’un célèbre peintre juif lui a donné en remerciement d’une cachette dans son grenier, en 1943. Son enquête ardue, 75 ans après les faits, est non seulement prenante mais intéressante historiquement** et bouleversante.

L’auteur mène le lecteur judicieusement à l’essentiel avec un suspens terriblement croissant avant de lever enfin le secret que recèle cette toile.

Bravissimo M. Séverac !

*Institut international pour la mémoire de la Shoah à Jérusalem

**Entre autres, j’ai appris que Franco ne portait pas les juifs dans son cœur mais il ne les a pas ouvertement persécutés


19 décembre 2022

MA SÉLECTION DE LIVRES A METTRE SOUS LE SAPIN

51r-yKondPL la "jungle de Calais.( inoubliable.)

 

51nL6dvc2wL  Immersion au coeur de Chypre

51Qj9Cjt2iL    Sensibilité et profondeur

41+Ky74X2nL  Dense et émouvant

9782330154530 Hymne à la vie et à la liberté 

FR-NR-53-0a-99-10029651-1507-1-tsp20210509072505-J-ai-couru-vers-le-Nil  Révolution égyptienne

 

 

Elise

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15 décembre 2022

Journal pauvre de Frédérique Germanaud

Germanaud

Vivre sans revenu.

A l’approche de ses 50 ans, Frédérique Germanaud prend une année sabbatique à Angers et relate dans un journal ce qu’est de subsister sans salaire et se consacrer à l’écriture. « Cueillette, glanage, troc, affût des bonnes occasions… pour que vivre ne soit pas seulement survivre et que cette expérience de pauvreté soit libre et sereine ».

J’ai lu d’une traite ce récit au style épuré, merveilleusement jazzy, émaillé d’allusions subtiles mais aussi de de soupes à l’ortie, de chaussettes trouées, de problèmes d’argent et de migraines.

Elle rencontre beaucoup d’amis et fréquente une foule d’artistes dont Anne Morea (voir photo ci-dessous). Elle cite ses lectures, et comme elle j’ai aimé La Survivance, Un train de nuit pour Lisbonne, Vie secrète, Villa Amalia….dont les évocations vibrent en moi comme une résonance de joie.

A présent poète, peintre et écrivaine à plein temps, F.Germanaud force mon admiration pour le courage qu’elle a eu de réaliser un fantasme (tout lâcher pour « habiter le monde autrement ») qu’elle pensait ne pas atteindre si j’en crois son entretien en 2013 avec l’élitiste journaliste Alain Veinstein. : être son invité littéraire à France Culture vous plaçait direct dans la cour des grands.

Je remercie Rose Lecompte, historienne de l’art et photographe, de m’avoir fait découvrir une autrice angevine lors d’une exposition de leurs travaux, qu’elles partageaient également avec Anne Morea, artiste peintre : Résonances dont le centre commun était l’eau.

roselecompte

Anne Morea, Rose Lecompte, Frédérique Germanaud

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tennis 

Réunies pour l’occasion, trois tennis women, inséparables et… toujours en forme olympique.

12 décembre 2022

A mettre sous le sapin – Noël 2022

 

sapin

 

Nous vous proposons une sélection de  poche à offrir :

Isabelle

 

ernaux

Son premier roman publié en 1974.

Sa jeunesse à Yvetot entre le café-épicerie de ses parents et l’institution privée St Michel.

Ecriture pleine de fureur et de tension. Du Virginie Despentes avant l’heure !

 

 

 

 

 

 

   

josse

La vie romancée de la photographe Viviane Maier dont l’immense talent a été découvert par hasard après sa disparition.

Style délicat, poétique, sensible.

 

 

 

 

 

 

 

powers

Un voyage sur une autre planète, la tête dans les étoiles d’un chercheur en astrobiologie pour sauver son fils.

Bouleversant.

(ici)

 

 

 

 

 

 

 

 

lecarré

Pour les amateurs du "Bureau des légendes".

Suspense, humour et dérision garantis.

 

 

 

 

 

 

 

gestern

 A partir d’une photo et d’une petite annonce, le voile se lève sur des secrets de famille.

Un roman qu’on ne lâche pas.

 

 

 

 

 

 

 

 

Marie-Jo 

Vivement-l-avenirUne cure de bonheur.

 

 

 

 

 

 

 

 

zweig

Un grand classique qu’il faut avoir lu et toujours d’ actualité.

 (ici)

 

 

 

 

 

 

  

ferney

Un hommage au peuple gitan.

 

 

 

 

 

 

 

 

marquez La plus belle histoire d’amour que j’aie lue.

 

 

 

 

 

 

 

  

suzun

Une tragédie intimiste.

(ici)

 

 

 

 

 

 

 

 

Et sans nous concerter, notre orrevient à

cognetti

 

Une histoire d’amitié à haute altitude. Belle écriture des sentiments et des paysages. (ici) 

 Et vous, que nous conseillez-vous ?

  

05 décembre 2022

L’homme peuplé de Franck Bouysse

bouysse

Amours interdites et lourds secrets.

« Harry, romancier en panne d'inspiration, achète sur un coup de tête une ferme à l'écart d'un village perdu. C'est l'hiver. La neige et le silence recouvrent tout. Les conditions semblent idéales pour se remettre au travail. Mais Harry se sent vite épié, en proie à un malaise devant les événements étranges qui se produisent. »

J’ai la fâcheuse habitude de consulter les critiques avant d’ouvrir un livre mais pour une fois, cela m’a alertée et bien aidée dans la lecture du nouveau roman de F. Bouysse, que je lis assidûment depuis 2014 avec « Grossir le ciel ». En effet, certains lecteurs regrettent que la fin du livre soit floue et n’en font pas cette fois leur roman préféré de cet auteur. J’ai donc été attentive aux moindres détails (une lampe allumée, un mouchoir par terre, une mise en garde, des courants d’air etc…) dans la chronologie éclatée du roman, à l’architecture complexe, où le brouillard tient un rôle important.

La fin m’est alors apparue limpide au point d’en ressortir sonnée, émue et admirative du talent de l’auteur à nous tenir en apnée dans un huis clos à l’horizon infini, durant 310 pages.

Et si je n’avais pas tout compris, il me serait resté le plaisir de l’attelage des mots de F. Bouysse qui est persuadé « qu’en terre d’écriture, les phrases bien calées contiennent uniquement du sens, et que les plus bancales recèlent parfois une magie à découvrir. » p123

A r r ê t e z  tout et lisez Franck Bouysse !

30 novembre 2022

Un chien à ma table de Claudie Hunzinger

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Vivons heureux, vivons cachés.

Sophie, romancière de la nature dans les marges, et Crieg qui s’oublie dans la lecture, sont deux octogénaires qui vivent isolés du monde dans un coin perdu à l’orée d’une forêt. Arrive un jour devant leur maison une petite chienne en mauvais état qui cherche un refuge protecteur. Le vieux couple l’adoptera, la nommera Yes et cet animal, bouillonnant d’énergie, transformera leur quotidien dans la joie de vivre, malgré le déclin de la vieillesse qui squattait jusqu’alors leur mental.

Belle plume, optimisme, émerveillement de la nature, manifeste féminin, pouvoir de l’écriture… et de la lecture, ce roman transmet une force contagieuse au lecteur et plutôt que de lire tout le temps des livres, comme moi, donne envie d’aller lire la Nature que notre époque saccage et de découvrir le grouillement de la beauté à notre porte.

Sensationnel.

 Page 131 : « La joie c’est quoi ? Un éclair. Il vous tombe dessus. On n’y est pour rien. C’est totalement immérité. Il ne choisit pas son moment, sinon les pires. Par exemple, dans la boue des batailles, soudain se sentir en vie. »

On dirait du Christian Bobin que j’aimais tant.

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