sizunUn roman sublime.
Dans le Stockholm de la fin du XIXe siècle, les rapports ambigus entre Léonard Sézeneau, négociant français, sa femme Hulda, et Livia, l'étrange gouvernante suédoise engagée pour seconder la jeune femme dans l'éducation de leur quatre enfants.

Dès la première phrase

« Au cimetière, enfant, j’avais toujours froid »,

le livre m’a agrippée et ne m’a plus lâchée, jusqu’à la dernière phrase

« Sans répondre, la gouvernante lui sourit et referme doucement la porte derrière elle.»,

ou plutôt je n’avais qu’une hâte, le retrouver et me délecter de l’écriture au grain de poudre d’or, toute en suggestions, de Marie Sizun.

En effet, son style délicat et raffiné dessine une histoire de famille où se cachent, entre les mots, l’invisible, des silences éloquents, des impressions singulières, des troubles bizarres, des regards interdits, des corps qui trahissent une angoisse, une peur, une ombre secrète impalpable.

C’est le plus beau roman que je lis depuis janvier !
mjo