Hexa de Gabrielle Filteau-Chiba
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Dans ce roman d'anticipation, Hexa, de Gabrielle Filteau-Chiba, l'intrigue se déroule en 2090, au Québec, dans une cité coupée du monde et sous régime autoritaire.
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Dans ce roman d'anticipation, Hexa, de Gabrielle Filteau-Chiba, l'intrigue se déroule en 2090, au Québec, dans une cité coupée du monde et sous régime autoritaire.
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Un opéra psychosocial.
779 pages exactement et j'en aurais voulu davantage.
Nathan Hill observe la société américaine au microscope et offre au lecteur des rapports à rallonge comme s'il pressait une orange jusqu'à la peau.
En toile de fond c'est l'histoire d'un couple sur plusieurs décennies : coup de foudre, mariage, parentalité, fissure et une fin qui boucle le roman avec brio.
Il y a Jack, le photographe sans appareil photo (si si c'est possible), Elizabeth, psychologue dans la clinique Bien-être, spécialisée dans l'effet placebo (mon sujet préféré dans ce livre !*) Tony, leur fils tyrannique, Ben l'agent immobilier douteux et d'autres personnages secondaires que l'auteur passe au scalpel en s'appuyant sur plus d'une centaine d'ouvrages pour étayer son souci méticuleux du détail (voir bibliographie) : psychologie, biologie, sociologie, économie, neurologie, sexologie, philosophie, urbanisme, médecine, complotisme et mégadonnées.
J'ai adoré ce roman à la temporalité éclatée. On découvre en pointillés l'enfance de Jack et Elizabeth, d'une toxicité écrasante qui explique leur relation.
ambitieux
mjo
* "Les gens sont faciles à leurrer.... sacrifient la vérité pour une histoire qui leur permet simplement de se sentir mieux."
"La stupidité de l'esprit quand on se fait berner par un effet placebo, cette métaphore faite chair alors qu'en fait c'est la réponse d'un cerveau ayant trouvé du sens"
et bien évidemment "Le patient ne doit pas être au courant, sinon l'effet placebo n'est pas obtenu."
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Un orme d'Amérique, pris avec un appareil photo
Puis, étudiant fauché (le matériel argentique coûte cher), Jack a inventé la photo sans appareil :
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Avec talent, Marie Vareille donne la parole à deux enfants brisés par les violences familiales.
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Une bombe à mèche lente.
"Galice, 1975. Un enfant assiste au meurtre de son père. Barcelone, 2005. L'homme qu'il est devenu semble avoir enfreint toutes les règles morales qu'il s'était fixées en entrant dans la police. Entre ces deux dates, des villageois chassent en meute pour protéger leurs secrets, des hommes puissants avec des masques de loup abusent d'enfants."
Je trouve désagréable de ne pas savoir qui parle dans un roman comme ce fut le cas pour un personnage dans ce polar.
Cependant je connais la technique de Victor Del Arbol pour avoir lu deux de ses précédents ouvrages dont l'excellent "le fils du père" et j'ai donc avancé dans ma lecture, certes très noire et inquiétante.
Au menu des thèmes tragiques tels que meurtres, viols, tortures, corruptions, drogue avec en toile de fond les relents du franquisme.
La tension monte dans un brouillard épais, en attendant le tremblement de terre à la toute fin du livre, terriblement
addictif.
mjo
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L’été… et celui-ci est torride… est l’occasion de relire des classiques. Et pourquoi pas « Que Ma joie demeure »
Il ne s’agit pas d’un récit de terroir, sur une paysannerie reculée avec des descriptions qui vous tombent des mains.
Non, il y est question de réveiller en nous l’émerveillement, l’enchantement grâce à un éloge du minuscule.
Bobi débarque une nuit dans un ferme d’un plateau de Haute Provence. Là, vit une poignée d’hommes et de femmes rongé.es par l’ennui.
Par des actions simples, il réveille leurs sens et leurs désirs. Les villageois s’émerveillent devant un champ de blé, les couleurs et les odeurs de la nature, la présence des animaux.
La joie est là et fait revivre aussi le plaisir d’être ensemble.
Le récit est poétique, lyrique mais il y a aussi du tragique chez Giono. « Que ma joie Demeure » n’est pas qu’une utopie bucolique.
A lire aussi la préface « merveilleuse » de Nicolas Mathieu dans la dernière édition de 2023 au Livre de poche
Isabelle
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Les grains de lumière.
Un page turner saisissant !
J'ai adoré faire la petite souris dans le monde très fermé des diamantaires d'Anvers.
Bennie, d'abord serveur chez un traiteur, en deviendra un sociétaire influent grâce à son talent de fin négociateur, d'observateur et son audace. Le hasard a voulu qu'il tombe amoureux d'Eva qui lui est interdit.
Cela va lui faire prendre d'énormes risques pour prouver au père de la jeune fille qu'il est le meilleur. Arrivera t-il à ses fins ?
Non seulement j'ai aimé le style jazzy de l'auteur qui me faisait lire le roman à toute vitesse, j'ai également failli sauter des lignes pour connaître le fin mot d'un chapitre en cours.
Plusieurs fois j'ai eu la larme à l'œil, émue au possible.
Excellent 1er roman
mjo
Sur ce, je pars faire ma virée annuelle, avant un second épisode de canicule annoncé
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Pourquoi est-ce que le livre ne m'a pas vraiment plu ?
L'histoire s'inspire de la profession médicale de l'auteur. J'ai aimé le début du livre qui raconte le sentiment d'impuissance du médecin qui arrive trop tard pour sauver un enfant. Des minutes fatales qui vont le bouleverser au point de tarir ses larmes.
Si la suite du livre est une succession d'anecdotes tantôt drôles tantôt bouleversantes, ça part un peu dans tous les sens.
L'auteur parle de lui-même, de ses préoccupations personnelles et de sa propre vision de la médecine.
Le ton employé est comique parfois virulent voire grossier .
Cependant je reconnais que de son rôle de médecin en émane beaucoup de bienveillance, d'empathie , d'investissement et d'amour de son métier qui n'est pas forcément celui de soigner des corps mais aussi des âmes, d'être au quotidien une oreille attentive aux maux de notre société.
Dommage, je n'ai pas ressenti de grandes émotions !
Elise
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L'amour du ciel*.
"Je commence toujours par le ciel" est le seul détail technique livré par le peintre lors de la rédaction d'un catalogue pour une vente.
Christophe Langlois met en scène la vie d'Alfred Sisley (1839-1899) tout en alternant avec une méditation où le peintre impressionniste est suggéré plutôt que décrit. Ainsi le style de Christophe Langlois oscille entre réalité concrète et réflexion philosophique. Son écriture m'est apparue d'une richesse et d'une poésie saisissantes
C'est un roman qui se savoure autant qu'il se contemple.
*"Les nuages ont l'oreille fine et perpétuent le dialogue des esprits"
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mjo
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Actuellement il y a 3 œuvres d'Alfred Sisley exposées au musée d'Orsay dont l'inondation à Port-Marly, l'un de ses chefs-d'oeuvre consacré aux crues de la Seine en 1876. Je note que 150 ans plus tard Angers a connu aussi une crue préoccupante et j'apprends qu'en 1876, toujours, il a fait une chaleur de plus de 30° durant 23 jours consécutifs. En ce mois de juin 2026, nous vivons la même météo. Le dérèglement climatique ne date donc pas d'hier ou bien est-ce cyclique ?
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Au secours !
J'ai voulu gouter à la prose de Virginie Grimaldi, la plus lue en France en 2025 avec plus d'un million d'exemplaires vendus dans l'année et traduite dans vingt langues.
"Le papier est un media qui utilise les cinq sens", ai-je lu un jour. Avec un volume de la collection Collector (éditions limitées et plus chères) qui offre l'avantage d'avoir en main un bel objet (les médiathèques n'en achètent pas car les volumes disparaissent), le contrat est rempli : un petit format à la couverture cartonnée brillante, pages fines, odeur de neuf, jaspage* qui s'éclaircit à gauche au fur et à mesure de notre lecture et un bruissement de coutures quand on tourne les pages.
Mon plaisir s'arrêtera là :
1ère phrase : "Je veux qu'on divorce", dit Ben à Pauline son épouse depuis 15 ans qui voit son univers s'écrouler.
J'ai tenu quand même 200 pages (le livre en compte 416) ; non seulement l'histoire est d'une banalité sans nom mais le style est plat comme un trottoir.
Zou dans la boîte à livres de mon quartier.
mjo
*décore la tranche du livre