gratitudes

Il n’est jamais trop tard pour exprimer sa reconnaissance.

Michka perd progressivement l'usage de la parole. Marie, son ex-voisine, dont elle est très proche, vient la soutenir par ses visites à l’E.H.P.A.D et un orthophoniste, Jérôme, dépassera son rôle de soignant pour une bonne cause.

Dans ce roman, dont le titre donne le souffle, Delphine de Vigan défend la valeur humaine qu’est la gratitude.

« Sans le langage, que reste-t-il ? » Michka se quitte et les mots fondent dans sa tête mais pas les souvenirs et l’enfance remonte à gros flot :

 « … la pérennité des douleurs d’enfance. Une empreinte ardente, incandescente, malgré les années. Qui ne s’efface pas. »

Avant de mourir, Michka n’a qu’une obsession : exprimer sa plus grande gratitude à un couple qui, en l’occurrence, n’attend rien d’elle.

172 pages de monologues ou de dialogues avec une émotion derrière chaque mot ! Le texte (et le contexte) a pénétré intimement mes oreilles et m’a bouleversée, au point d’essuyer plus d’une larme.

Bienveillant.

« Merdi » Isabelle pour cette photo prise à Angers le 2 mars 2019. 

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« Merdi  » Fabienne pour le prêt de ce livre, dont j’ai découvert la belle dédicace à ton égard.

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Toutes deux, soit dit en passant, avez quand même eu l’audace d’aborder, en coulisse, François Busnel et de discuter avec lui.

Inoubliable rencontre.