Tout-cela-je-te-le-donnerai

Aristocratie, mensonges, secrets de famille.

« Il n’est point de secrets que le temps ne révèle » (Racine) et Dolores Redondo le prouve : « Un matin, en Espagne, l'auteur à succès, Manuel Ortigosa, apprend que son mari Alvaro Muniz de Davila est mort dans un accident de voiture. Accompagné d'un garde civil à la retraite et d'un ami d'enfance du défunt, il se rend alors en Galice, où Alvaro était le chef d'une prestigieuse dynastie patricienne et découvre ses secrets et sa vie cachée. »

Pas le temps de s’attarder sur les beaux paysages de Galice où se situe ce roman fleuve d’or fondu car une seule chose aiguillonne le lecteur : qui a tué Alvaro et pourquoi ? 692 pages d’averses de lumière, de sang glacé, de découvertes macabres, d’amitié, de haine… et d’amour, malgré tout.

Le dénouement, à combustion lente, coule sous des phrases qui m’ont procuré un plaisir de lecture si bien que le livre terminé je continue la marche, pour longtemps. La fin de cette histoire horrible, qui baigne dans le parfum entêtant de gardénia, (voir photo couverture) force le respect. J’en ai pleuré d’émotion.

Littérairement éblouissant.