CVT_Mamie-Luger_5514Hilarant, tordant… et touchant.

« Une escouade de policiers prend d'assaut la chaumière auvergnate de Berthe (102 ans, 1 m 22 car pliée en huit de vieillesse) qui n'hésite pas à tirer sur eux. Placée en garde à vue, elle passe aux aveux et relate sa vie à l'inspecteur Ventura. Il y est question de meurtriers en cavale, de veuve noire et de nazi enterré dans sa cave. »

Mamie Luger raconte sa vie en 24 h au commissariat et se déleste sans vergogne de tous les crimes qu’elle a commis. Le canon de son Luger*, hérité d’un nazi, fume encore car elle avait la gâchette facile (et la pelle !) pour s’émanciper du joug masculin.

* « On dira ce qu’on voudra des Boches, mais question armes de mort, ils savaient bosser ».

A son âge, elle ne craint pas la perpète et pour le plus grand plaisir du lecteur, elle est insolente, pleine de verve et ses réparties cinglantes, telle une sulfateuse, décoiffent allègrement. Bravo à Benoît Philippon pour ses prouesses linguistiques, ses pirouettes de mots et ses brouettes de situations cocasses ! J’ai ri de bout en bout, moins à la fin car Mamie Luger devient sérieuse et grave.

Sa vou reux.