divry Une robinsonade.

« Suite à une cavale avec son frère qui s'est mal terminée, Joseph Kamal se retrouve en prison. Echappant à ses tortionnaires après une explosion nucléaire d'un type inconnu, il tente de survivre en errant dans des maisons abandonnées. Commence alors pour lui une nouvelle vie marquée par un retour à la nature et par la lutte contre sa propre déchéance ».

La première partie, « Le prisonnier », comprime la poitrine du lecteur car les sévices que subit le narrateur dépassent l’entendement.

Seul rescapé dans la zone contaminée d’une catastrophe nucléaire, il goûtera la liberté et son « besoin de solitude qui le torturait presque physiquement » en prison sera assouvi jusqu’à la nausée car devenu Robinson Crusoe, sans Vendredi, il rôdera autour d’une autre prison, psychique cette fois, la folie. Il est infernal de vivre avec les autres mais impossible de vivre seul, prouvera Sophie Divry.

J’ai suivi en apnée sa survie compliquée, adoucie par la cohabitation avec un chat et un mouton, et j’ai retrouvé avec délectation des impressions de lecture du roman de Marlen Haushofer « Le mur invisible ».

Remarquable et saisissant.