sc-legacy-of-spies-john-lecarre-books-0830-20170829« Roman éblouissant de virtuosité ».

En 1961 l’espion britannique Alec Leamas et son amie Liz Gold trouvent la mort au pied du mur de Berlin. En 2017, Peter Guillam, ancien agent secret pendant la guerre froide, est tiré de sa retraite et convoqué à Londres car, 50 ans après, les héritiers des deux innocents, morts pour l’intérêt général, demandent justice auprès de sa Majesté.

John le Carré, 87 ans, a lui-même été espion durant 14 années. Il dit avoir trouvé refuge dans les services secrets car son enfance fut malheureuse : une mère qui a abandonné sa famille quand il avait 5 ans et un père escroc patenté, en prison.

Dans ce roman d’espionnage de grande envergure, la toile de fond m’est parfois parue abstraite mais le style ironique, comique et intelligent de John le Carré m’a secouée d’émotions multiples. En effet, à la lecture des détails affûtés de tous les rapports secrets de l’affaire en question, nous sont dévoilés les manipulations, les doutes, les codes, les amitiés, les trahisons des puissances obscures. La confrontation du vieux loup avec la nouvelle génération est absolument hilarante.

Prodigieux.

« Les êtres qui ont été torturés forment une classe à part. On peut tout juste imaginer où ils sont allés, mais jamais ce qu’ils en ont rapporté. »