vaneyck

Panneau de chêne peint à l’huile en 1434, 84,5 cm sur 62,5 cm, magnifiquement conservé, visible à la National Gallery de Londres.

Etude, Erudition, Extase.

« Pour autant que l’on sache, aucun peintre avant lui n’avait jamais représenté un homme et une femme dans une chambre ».

Dans ce tableau célébrissime, une femme enceinte, un mari distant, des mains qui se touchent à peine, un griffon, des mules rouges, des patins et un miroir dans une pièce luxueusement meublée intriguent le regardeur.  Qui sont les époux Arnolfini ? Que font-ils ? Les nombreuses énigmes que le peintre a distillées dans sa peinture font couler encore beaucoup d’encre et ce tableau devient à lui seul un roman policier, sans dernier chapitre, car aucune réponse ne peut être vérifiée ou prouvée.

J-P. Postel, médecin, observe au millimètre près et dissèque (absolument renversant) le chef-d’oeuvre dans un roman d’investigation et nous ouvre les portes d’un monde d’antan, totalement captivant.

« L’impossible vérité du tableau est dans le tableau lui-même, enfouie dans le seul objet qui ne saurait mentir : le MIROIR. Elle crève les yeux. Vérité dangereuse, aux lisières de la sorcellerie et la nécromancie. »

En 2006, le quotidien britannique The Guardian incluait cette œuvre dans une liste de 20 « qu’il fallait voir avant de mourir ».

Infiniment mystérieux, haletant.