malard

Compassion envers les miettes de la société.

« Le paysage est perpétuellement en mouvement. Désormais, vous allez vous attacher aussi à voir ce que vous ne voyez pas, ce qui est caché, en dessous, ce que nous, en architecture, nous appelons « les délaissés".

L’écrivaine nous invite à REGARDER, au travers de huit nouvelles, les délaissés, ceux qui sont invisibles ou oubliés.

Le procédé littéraire choisi exige des verbes justes, des phrases précises et des chutes astiquées.

Catherine Malard excelle dans le genre et nous offre ainsi, grâce à son regard aigu et délicat, 90 pages bien rythmées, sur une population dont la destinée a voulu que la rue devienne leur domicile et qui plus est, considère le désespoir comme une chose acquise.

Des accents d’humour, des fluides magnétiques, des grumeaux de douleur et des instants partagés vous emportent tout au long de ces nouvelles puissantes qui grattent une démangeaison sociale.

Perçant.