Lydie-Salvayre-Tout-homme-est-une-nuit-240x352Un étranger qui dérange.

Un solitaire, malade, choisit de se retirer dans un lieu de beauté. Les habitants du paisible village sont bousculés par l’arrivée de cet intrus.

En tant que lectrice, l’étranger m’est sympathique mais c’est le rythme du livre qui me dérange, d’emblée.

L’alternance d’un monologue, aux phrases ampoulées interminables

« Ne devrais-je pas m’employer désormais à rechercher la garantie de personnes honorables et moralement solvables dont le statut et la droiture feraient tomber les barrières que dressaient dans ce village l’ignorance effarée et les peurs compliquées de ces gens ? »

et de conversations triviales qu’éructent les compères au comptoir du cafetier Marcelin
On dit attractif ou attrayant, demanda Gérard
- Sinistre si tu veux, répondit Dédé, important
- Comme sa gueule, dit Emile
- Il est pas clair le nouveau, dit Dédé que cette idée ne quittait plus.
Pour être pas clair il est pas clair, ironisa Emile en désignant le peau de son visage au cas où Dédé n’aurait pas saisi l’allusion.

me fait bâiller et je décroche.
Déception.