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Abandonnés par tous, Reine et ses trois enfants n’arrivent plus à faire face. Sa vie finit par ressembler à son jardin qui n’est plus qu’une décharge. Tant de richesses en elle voudraient s’exprimer et pourtant son horizon paraît se boucher chaque jour davantage. Seul un miracle pourrait la sauver... Il se présente sous la forme d’une mobylette bleue. Cet engin des années 1960 lui apportera-t-il le bonheur qu’elle cherche dans tous les recoins de ce monde et, surtout, à quel prix ? Jean-Luc Seigle dresse le portrait d’une femme au bord du gouffre qui va se battre jusqu’au bout. Ce faisant, c’est une partie de la France d’aujourd’hui qu’il dépeint, celle des laissés-pour-compte que la société en crise martyrise et oublie.

 

Détresse matérielle et psychologique .

 J'ai été touchée par Reine, cette femme fragile, accablée par la précarité mais digne qui se bat pour garder ses enfants.

Elle se reprend en main physiquement pour trouver du travail, elle qui se laissait aller de puis des années.

Son métier de couturière est en voie de disparition depuis l'invasion des produits fabriqués en Chine ou au Magreb.

La force de ce roman n'est autre que ce regard criant de vérité sur notre société moderne qui oublie les laissés-pour-compte.

"Il faudrait que les pauvres se contentent de la joie d'être en vie"

JLSeigle termine son récit sur une note plus personnelle, en quelque sorte une réflexion sur les devoirs d'un écrivain qui ne peut pas rester neutre dans une société remplie d'injustices inacceptables.

Quelques mots ont retenu mon attention et résonnent avec force : «  Croire qu'un trésor est caché dans le plus misérable d'entre nous….. ».

C'est tout à fait le sentiment que m'a donné Reine.

Elise