L-Enfant-qui-de-Jeanne-Benameur-Actes-SudLa lectrice qui

se réjouissait de lire le dernier roman de J. Benameur et effectivement les premières phrases annoncent un style enchanteur et un rythme prometteur :

« Dans ta tête d’enfant, il y a de brusques ciels clairs arrachés à une pente lente, basse, impénétrable. Ta mère a disparu. Elle avait beau ne jamais être complètement là, c’est à son odeur, à sa chaleur, à ses mains silencieuses que tu prenais appui pour sentir que tu existais vraiment.»

Deux pages, trois pages, et vite quelque chose me dérange. Les métaphores s’accumulent et s’enchevêtrent dans des méandres verbeux, voire oiseux.

Je choisis au hasard un extrait :

P 27 : « Les heures tomberont dans des mers inconnues quand les oiseaux dans leur long voyage écarteront leurs ailes. »

J’ai tenu jusqu’à la fin car chez Actes Sud, 120 pages se lisent vite.

L’auteure tente de nous présenter un enfant qui se cherche dans la forêt car il a perdu sa mère et vit avec un père violent. La grand-mère essaie de démêler les raisons de cette disparition inexpliquée.

Malgré l’utilisation fréquente du mot « puissant » j’ai trouvé ce roman, travaillé en contrepoint poétique,

faible et ennuyeux.