tristan"La femme-messie"

A Angers, deux lieux portent le nom de Flora Tristan : une résidence universitaire et le centre d’IVG au CHU. A Nantes, c’est une rue et une école primaire. A Strasbourg, un centre Femmes battues. Etc…

Nous lui devons beaucoup, nous les femmes, et que le nom de Flora Tristan soit encore prononcé est important. En effet, elle a déplacé des montagnes dont les cimes brillent encore.

« Etrange destin que celui de Flora Tristan (1803-1844) : il marque le triomphe de la volonté dans un siècle où la liberté est une idée neuve pour les femmes…La biographe cherche les vérités et les ombres d’une figure insoumise, indomptable mais charmeuse. »

De tous les écrits de la féministe, dite « à part », mais exceptionnellement intelligente, qu’était F. Tristan, Evelyne Bloch-Dano émet que « les promenades dans Londres » est le plus réussi car « vivant, précis, bien documenté et bien écrit ». En écho à ce jugement de la plume de F. Tristan, j’attribuerai le même ressenti à la lecture du présent ouvrage : vivant, précis, bien documenté et bien écrit.

Publiée en 2000 chez Grasset, la version dans la collection Poche sortira en mars 2018.

Je vous le conseille VIVEMENT.

 

PS : Flora Tristan a eu 2 fils et une fille, Aline, que George Sand prendra sous son aile à la mort de Flora, âgée de 41 ans, et la mariera à Clovis Gauguin. De cette union naîtra Paul Gauguin dont l’exposition des œuvres au Grand Palais, jusqu’au 22/01/2018, retrace son étonnante carrière. 

 « Ma grand-mère était une drôle de dame ». Ainsi s’exprimait Paul Gauguin (1848-1903), gauguinillustre petit-fils de Flora Tristan.