ohayon

Une petite fleur sur un tas de fumier.

Après la lecture ahurissante  du récit  Les attachants de Rachel Corenblit qui témoigne que les enfants  de CM2 à l’école des Acacias, dans un quartier défavorisé, ne peuvent rien assimiler en raison de leur contexte familial difficile, le récit de S. Ohayon m’a remonté le moral car elle revient, elle aussi, de loin.

« Avec ce roman, l’auteure écrit le livre de sa mère. Pas une déclaration d’amour mais une superbe tentative de compréhension littéraire, un regard aussi cruel que tendre posé sur la femme à qui Sylvie Ohayon doit la vie autant que la souffrance. »

p 67 : Micheline découvre qu’elle aime le sexe. Elle est de cette veine-là, elle est de ceux qui cherchent la vie par la jouissance »

p 259 : Micheline « a goûté le piment du vice, s’est roulée dans la luxure. »

p 290 : « Je t’ai tout donné, les baskets neuves, les vacances en colo, les Barbies…

On ne donne pas ce qu’on a maman, on donne ce que l’on est.  Et ce que tu es, ben…ça n’a pas été un exemple inspirant pour moi. …avec la mère que j’ai eue, le père que je n’ai pas eu ; avec toi, tes mecs, mon enfance, la cité, si je n’étais pas devenue psychorigide comme tu dis, j’aurais fait la une de Faites entrer l’accusé. »

Une enfance meurtrie, racontée dans un style fleuri. Ce récit m’a ravie du point de vue littéraire.

Résilience assurée de l’auteure, AVT_Sylvie-Ohayon_6923

grâce à son talent d’écriture.

Magnifique !