guenassia

Beau portrait d’un homme lumineux.

Je remercie Brigitte F. qui a mis ce gros livre dans ma valise.

 « Du Paris des années 1930 à l'effondrement communiste des années 1980, le parcours de Joseph Kaplan, fils et petit-fils de médecins praguois : ses amours, ses engagements, ses désillusions et surtout la rencontre, en 1966, avec un révolutionnaire cubain, un certain Ernesto G., dans son sanatorium de Prague, qui bouleversa sa vie. »

Ce roman phosphorescent s’ouvre sans cesse à l’inattendu et la fin, du grand art littéraire, est tellement surprenante que j’ai eu un doute et après une nuit, j’ai été relire mot à mot (cela ne m’est jamais arrivé) les 2 dernières pages (528 et 529). J’avais bien lu ; horrible !

Des chocs sur les comportements humains s’amoncellent dans ce magnifique roman qui souligne à gros traits la certitude d’une irréductible part de mystère dans chacun de nous.

« Une famille, c’est comme une chorale, quand il en manque un, les autres chantent faux »
Et
« Les vieilles blessures sont comme des sables mouvants, quand on fait un pas solide, le suivant nous entraîne vers le fond ».

Un prix du roman Chapitre 2012 bien mérité.
mjo