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Un regard subtil sur un thème éternel : la difficulté d’aimer.

Après avoir relu « la porte » (Eva en parle), j’ai voulu aussi relire « la ballade d’Iza » car la virtuosité d’écriture de Magda Szabo me fascine. Il ne se passe pas grand-chose dans ses romans, mais une atmosphère, des sous-entendus, des allusions, des tensions, happent le lecteur et l’enchaînent jusqu’à la dernière page.

"Vince, un vieil homme, agonise à l'hôpital en prononçant le prénom de sa fille, Iza. Une fois son père enterré, Iza emmène sa mère pour aller vivre ensemble à Budapest. La jeune femme s'occupe de sa mère sans lui demander son avis pour progressivement l'enfermer dans un univers confortable mais froid et impersonnel. Jusqu'au jour où sa mère décide de retourner dans son village."

Iza, médecin reconnue et vénérée, apparaît comme une femme attentionnée et empathique. Puis son comportement avec sa mère, qui incarne la noblesse naturelle des âmes simples, nous révèle une autre personne, moins sympathique. Et surtout Madga Szabo laisse planer en filigrane la question essentielle du roman : Pourquoi le mari d’Iza a voulu divorcer alors que le couple donnait l’impression de vivre en parfaite harmonie ? On le saura enfin.

Un livre sur le risque de la perte de soi, en aimant.

10/10

mjo