la_cheffe_roman

Une déesse de la gastronomie.

Le narrateur relate la vie de la cheffe, une cuisinière installée à Bordeaux dont il fut l'assistant. Il raconte son enfance dans une famille d'ouvriers agricoles, l'ouverture de son restaurant, son adolescence, ses premières expériences culinaires, ses employeurs et la déroute de son établissement suite à l'application de règles absurdes par sa fille après son école de commerce. ©Electre 2016

Je viens de vivre un moment de grâce : oui les « phrases de Marie Ndiaye se déploient lentement, comme pour envelopper le lecteur avec un charme constricteur. Les replis de l’âme de chaque personnage sont explorés avec une détermination calme dans la volonté de dissoudre la pénombre des êtres. Le récit dévoile une humanité violente, claire, à la fois mélancolique et enviable » (4e de couverture)

Une avalanche de superlatifs me viennent à la bouche mais je les trouve encore trop fades pour vous donner envie de lire ce roman, au style de cristal, clair et dense à la fois, alors je laisse les professionnels vous convaincre :

 

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 Et moi qui me régale d’un croûton de pain beurré, mon palais a frémi  à la découverte des plats de la Cheffe :

-          Du gigot en habit vert

-          De la cane au jus de myrtilles

-          Des raviolis de saumon frais

-          Du lapin de garenne confit

-          De la fricassée de fenouil et de carottes au miel de lavande

-          Des beignets de chou-fleur à la sauce piquante

-          Des maquereaux à l’ail

-          Du foie gras en escalope sur une compote de figues blanches

-          Des ris d’agneau à l’oseille

-          Une salade de pourpier (une merveille, hélas introuvable sur les marchés de notre région !) et de foies de poulet

-          Des œufs au lait de chèvre

-          ……..

Respect.

mjo