germain

La saveur du rare.
Qu’est-ce qu’un être humain ? Question au cœur de tous les ouvrages de Sylvie Germain.

« A la table des hommes raconte l’histoire d’un enfant sauvage qui entretient en lui un lien intime avec la nature et l’espèce animale ». Lyrisme, poésie, mythologie, fable et réalisme s’y trouvent mêlés : un conte philosophique exceptionnel. »

C’est donc un roman sur l’être vivant, aussi bien les humains que les animaux, où la vie est décrite dans sa crudité, sa cruauté mais aussi dans sa beauté. La guerre est omniprésente, cette « passion congénitale de l’humanité » et sa violence.

L’importance du langage et de sa complexité traversent les pages et les « étreintes olfactives », à hauteur d’un animal pour survivre, sont d’une sensorialité puissante. Mon nez, titillé, vivait à fond la lecture.

Sylvie Germain est une grande styliste et la belle chorégraphie de ses mots (dont certains rarement usités*) en fait un ballet magistral.

Fantastique.

mjo

* « le ciel, il hue, il froue, glatit », « des fleurs ont poussé autour desquelles bombillent des abeilles », « ce monde qui toupille à l’aveugle », malemort, lumignon, regard en embâcle, vaguer, satrapes, cornaquer……dictionnaire obligatoire, pour moi en tout cas.