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Méditation, réflexions, chagrin.

«Qu’est-ce que c’est les vivants ?... Un cinéaste au mitan de sa vie perd son meilleur ami et réfléchit sur la part que la mort occupe dans notre existence. »

P 132 : Eugène, éditeur et scénariste, dit, peu avant sa mort : « Je savais que je n’étais pas un artiste. Mais je voulais vivre auprès d’eux. Les aider du mieux que je pouvais afin qu’ils accouchent de leur œuvre. »

Philippe Claudel, inconsolable du décès de son ami Eugène (Jean-Marc Roberts en réalité), regrette le temps où celui-ci, régulièrement, lui glissait un livre, un scénario, un article : « cela devrait te plaire » ; la magie opérait toujours, si bien que

P 140 : « Je me suis rendu compte, Eugène disparu, combien notre amitié était une amitié de mots, et combien, ces mots échangés avaient constitué pour moi, durant des années, une charpente de cette maison que nous tentons tous de construire avec patience et difficulté et qui s’appelle la vie. »

Un livre remarquable qui parle de la vie, la mort, l’amour et surtout de l’amitié. Philippe Claudel médite profondément, dans l’ourlet de ses phrases, sur le temps qui nous est imparti ici-bas. Pas d’effets de manche, mais un entrelacement juste du récit et de la fiction.

Depuis 2009*, après la lecture de son roman « Le Rapport de Brodeck » je suis une admiratrice fervente de Philippe Claudel et j’ai d’ailleurs choisi un extrait de ses livres en exergue de notre blog.

L’éclat et l’habileté de son écriture, organique et terrienne, me plaît.

Merci M. Claudel !

mjo

*déjà sur le conseil de Brigitte : « cela devrait te plaire » me dit-elle, pareillement http://lantredesmots.canalblog.com/archives/2009/02/01/12311903.html#comments