mur-invisible

Attention, chef d’œuvre.
Je serais bien restée en compagnie de la narratrice qui s’est retrouvée devoir vivre dans un chalet de chasse en montagne, seule, avec une vache, un chien et des chats. En effet, une catastrophe (nucléaire ? on ne saura pas) a fait apparaître du jour au lendemain un mur (invisible) entre elle et les habitants du village voisin, tous morts.

Nous admirons sans fin sa lutte, très physique, pour une survie qui s’avère extrêmement précaire : « Ma vie dépendait du nombre d’allumettes qui me restaient ». Nous découvrons sous un autre angle les éléments de la nature, tantôt menaçants, tantôt bienveillants. C’est absolument vertigineux !

Pour sortir de l’oubli, rester un être humain et repousser l’angoisse, elle s’accroche à l’écriture de ce journal, dans l’espoir d’être lue un jour.

Je retiens que le froid est pire que la faim, que les chiens, les meilleurs amis de l’homme depuis la nuit des temps, peuvent devenir notre sixième sens et qu’un pacte mystérieux les relient aux hommes pour le meilleur et pour le pire, que perdre dans la forêt sa dernière montre peut vous rendre fou et vous fait perdre tous vos repères.

Lisez ce roman magistral, qu’Actes Sud a édité dans la collection « les inépuisables » pour les amateurs de joyaux littéraires.
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mjo