baillyeLaideur et génie.

« Vers la poussière retrace l’histoire de Paul-Émile Loué. Né de père inconnu et d’une mère conductrice d’engins sur les chantiers de la banlieue parisienne, Paul-Emile est né pauvre et laid, si laid qu’effrayant les autres enfants, il grandira dans la solitude. La laideur est une injustice. Elle suscite le rejet et l’hostilité. Être laid, c’est ne pas avoir eu de chance à la grande loterie génétique »

http://anagnoste.blogspot.fr/2011/04/jean-louis-bailly-vers-la-poussiere.html

Paul-Emile est laid mais doué d’une intelligence musicale surprenante qui le hissera au rang de plus grand pianiste français. Il mourra dans la plus grande solitude, à 25 ans, et ne bénéficiera donc pas, dans les heures qui suivent son décès, du talent des maquilleurs de la mort.

En effet  insectes nécrophages, acariens nettoyeurs vont se partager le festin, lentement et en cascade, par catégories successives.

Un livre épatant !

Une construction réussie !

Une ironie légère et fine dans la langue, à mourir de rire !

Pourtant le sujet, notre finitude dans la décomposition fétide, a tout pour repousser le lecteur.

!!!!!

mjo